vendredi 4 octobre 2013

Psychanalyse littéraire de la chanson "on & on & on" (Carly Bryant) (mis à jour 26.02.2015)

Voir le texte de la chanson à la fin.

Photography by Peter Williams


Carly Bryant (http://carlybryant.com - https://www.facebook.com/CARLYBRYANTMUSIC?fref=ts), une enthousiasmante auteure-compositeure-interprète à la voix d'or semble intéressée par la psychologie et la psychanalyse ; plusieurs de ses chansons décrivent différents caractères psychologiques et elle a carrément parlé du "divan" dans sa première version de H.E.L.P. (http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2012/01/18/2681487_un-magnifique-country-rock-de-carly-bryant.html - http://www.youtube.com/watch?v=h6SIlTwPezc). Or "on & on & on" (CD "a pocketful or rye") semble une véritable provocation à la psychanalyse littéraire.

La chanson décrit en effet toute une collection de symptômes psychopathologiques : la répétition obsessionnelle ("on & on & on", "it's the same old thing" ; on la retrouve dans les chansons "circles": "I'm turning, spinning, rotating, in circles I walk", et "Little man"), la dépendance ("le manque d'un autre verre"), "tabou", l'hallucination ("il y a un éléphant dans la pièce"), la dépression ("je ne peux pas me lever aujourd'hui"), la culpabilité ("Qu'est ce que je fais mal ?", "Que vont dire les voisins ?") et même, à la fin, ce qui pourrait être une allusion directe à la méthode de la psychanalyse ("en cherchant dans nos souvenirs, je pense que nous savons les raisons pour lesquelles cela doit continuer").

Son objet phobique halluciné : "un éléphant" est le symbole le plus évident du phallus qui obsède notre jeune militante homophile jusqu'à la persécution :

"Il y a un éléphant dans la pièce,
"Chasse-le".

Ce phallus peut être soit celui de l'homme (le père notamment, symbolisant la société, la loi et l'ordre, ou le clitoris (le sien, celui de sa "partenaire", celui de sa mère, toujours avec le même symbolisme ?).

Enseignant que, sur le plan émotionnel, les enfants font toujours ce que leur "demandent" leurs parents, Françoise Dolto a donné une explication très fine de l'homophilie : le(s) parent(s) qui auraient aimé avoir un garçon plutôt qu'une fille (Carly et sa sœur Jody n'ont pas de frère) élèvent inconsciemment cette dernière de telle manière qu'elle devient homophile.

En effet, la galerie d'images de Carly (
https://www.google.fr/search?q=carly+bryant&hl=fr&prmd=imvnso&source=lnms&tbm=isch&ei=j0lsT_3hNcLO0QWn6t3oBg&sa=X&oi=mode_link&ct=mode&cd=2&ved=0CBEQ_AUoATg8&biw=1366&bih=600) montre que la question de l'identité (nom et prénom) est essentielle pour elle ; elle semble désireuse d'inclure tous les Bryant et toutes les Carlys dans sa famille, comme si la sienne ne lui suffisait pas. Certes, l'humanité entière est, ou devrait être, une famille et elle va réaliser ce rêve en devenant une star. Cependant;ce n'est pas l'identité civile mais l'identité sexuelle qui fait question pour elle.

Mais Dolto semble avoir négligé un facteur important de l'homophilie : la répression de l'autosexualité. Or Carly y fait justement allusion :

"ce n'est pas moi, ce n'est pas toi
"c'est une sorte de tabou".

Or justement, le mépris courant de l'autosexualité semble être la règle dans la famille Bryant ; Jody, la sœur de Carly, a une fois utilisé le terme "branleur (wanker)" comme insulte sur la page FB personnelle de Carly. Quelqu'un a protesté, Carly a exclu 
cette personne partisane de l'autosexualité de sa liste d'amis et l'a bloquée ! Il faut dire à ce sujet que la phobie de l'autosexualité est plus malsaine encore que l'homophobie. En effet, la répression de la sexualité dite très à la légère infantile est le véritable responsable à la fois de l'homophilie et de l'homophobie et, bien évidemment, de la pédophilie.

Ainsi, "on & on & on" nous fait penser à l'hypothèse suivante : après avoir subi la répression de son autosexualité d'enfant, Carly a probablement rencontré une forte opposition (paternelle ?) à son homophilie, le tout ayant provoqué névrose ("tabou", culpabilité, répétition), psychose (hallucinations, dépression, persécution) et perversion (homophilie et toxicomanie à laquelle H.E.L.P. fait également fait allusion).

La paranoia apparait clairement dans H.E.L.P. :

"... Les gens m'effraient
L'argent m'effaie... "

La haine, inconsciente, en est la conséquence ; elle ne dit pas : "rotating", mais, très clairement : "... rota-HA-ting..." (Circles)

Nos souhaits pour Carly :

"Rétrospectivement, j'espère que tu trouveras
"les raisons pour lesquelles cela doit cesser".

"Il ya un clitoris dans la chambre
"Fais-en le tien ("le chasser" serait une mutilation sexuelle !)"
(Et la même chose pour le reste de tes parties sexuelles...)

De façon que, pour toujours, tu puisses tuer et enterrer non pas l' "éléphant" (pauvre éléphant), mais le "manque d'un autre verre".


J'espère que ce grain de seigle (mes two pence) aura répondu à la demande non formulée de "on & on & on" (appel à l'interprétation d'un psychanalyste).

Il reste que ton rota-hating de "Circles", est parfaitement justifié ; tu as bien raison de haïr cette civilisation qui nous impose un affichage commercial agressif dans nos lieux de vie.

Hervé




on & on & on

wake in the moorning, it's the same old thing,
kinda gets me, kinda gets me thinking
what's going on, what i'm doing wrong,
how do we move on from this.

shake off the craaving for another drink

kinda gets me, kinda, kinda gets me thinking
what's going on, what am i doing wrong,
how do we move on.

but it just goes on and on and on,
yeah, it just goes on and on and on,
yeah, it just gooes on and on and on, and on,

it's not me and it's not you
it's soome kind of taboo
there's an elephant in the room,
make him be gohone.
i just can't get up today
oh, what will the neighbours say
can we go on this way, it just goes on and on.

it just goes on and on and on,
it just goes on and on and on.

looking back, i think we know
the reasons why this has to go.

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